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Ainsi la nuit, Fabienne Verdier

Le 77 Faubourg Saint-Honoré s’inscrit ainsi comme un lieu de rencontres entre artistes, collectionneurs et amateurs.

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Le 77 Faubourg Saint-Honoré s’inscrit ainsi comme un lieu de rencontres entre artistes, collectionneurs et amateurs. Le temps d’une exposition du 21 octobre au 9 janvier 2021, l’artiste Française Fabienne Verdier s’invite au 77 Faubourg Saint-Honoré sous la verrière de l’atelier.

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A New-York ou à Aix, avec des musiciens de Jazz ou des quatuors classiques, l’artiste transcrit avec ses pinceaux une harmonie musicale. La peinture se déroule au rythme de la partition et devient acte pictural.
La série de peintures Ainsi la nuit, présentée ici est issue d’un travail effectué de 2016 à 2018. Son titre fait référence au quatuor à cordes du même nom dû à Henri Dutilleux


Cette série de photos réalisées par Laure Vasconi dans l’atelier de l’artiste nous plonge dans son univers créatif surprenant et unique. Fabienne verdier peint debout, avec des pinceaux monumentaux et des pigments qui s’écoulent par litres sur sa toile posée au sol. Parfois même, elle projette de la matière picturale, sans pinceau.

Quand elle peint, elle danse. Elle devient un « corps-pinceau ».

Quand elle peint, elle danse. Elle devient un « corps-pinceau ».

A dix-neuf ans, Fabienne Verdier observe le vol des oiseaux, le murmure des rivières.

Elle dessine en solitaire les squelettes du muséum d’histoire naturelle à Toulouse, afin de comprendre les structures sous-jacentes qui engendrent le mouvement.

En 1983, elle part en Chine et finit par trouver le vieux peintre Huang Yuan, qui accepte, malgré les interdits officiels, de lui enseigner les fondements de son art : la pensée en mouvement.

Fabienne Verdier s’imprègne du principe de « l’unique trait de pinceau », apprend à maîtriser son corps et se redresse pour peindre à la verticale.

La force de gravitation devient l’un des acteurs de sa peinture.

À son retour de Chine, l’artiste utilise une grande diversité de pinceaux faits de barbe de rat, de poils de renard, de loup, de chèvre, de loutre, de martre, de mouton, de plumes de coq, de canard ou de faisan, car ils produisent un trait plus ou moins raide, souple, vigoureux, doux, nerveux, précis.

En 2006, elle conçoit avec l’architecte Denis Valode un nouvel atelier, organisée autour d’une « fosse ».

L’artiste y manœuvre, grâce à un jeu de poulies, le monumental et lourd pinceau (pesant près de 60 kilos), suspendue au plafond.

Son corps est au centre de la fabrication de l’œuvre, tel un pendule. Cet atelier est, selon ses dires, « un hommage à Newton et à la puissance de la gravitation ».

Ces différents travaux sont accompagnés de carnets dans lesquels elle consigne une série de notes écrites et visuelles. Ces cahiers ou planches ne sont pas des esquisses préliminaires aux œuvres peintes. Ils accompagnent la réalisation des tableaux, parfois en amont, parfois simultanément, parfois rétrospectivement.

Pendant des mois, parfois des années, Fabienne Verdier amasse des notes, collecte des images de toute nature (œuvres d’art, représentations de la nature, images scientifiques). L’acte de peindre chez Fabienne Verdier est extrêmement physique.

En 2009, elle crée un nouvel outil ressemblant à une douille de pâtissier : une gorge en plastique remplie de matière acrylique, qui lui permet de se passer du pinceau et de marcher sur la toile en projetant directement la matière picturale ; ce sont les walking / painting (« peindre en marchant »).

Ces œuvres ont une dynamique proche de celle que l’on entrevoit dans les éclairs. Fabienne Verdier s’intéresse à la question de l’énergie vibratoire qui emplit ce que nous percevons dans le vide. La surface de la toile devient un champ d’énergie.

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